Le quotidien étouffant de Charles Don Flores dans le couloir de la mort

Publié dans le quotidien « L’Humanité » le 18 Août 2017

Le Texan d’origine mexicaine clame son innocence depuis qu’il a été condamné à la peine capitale en 1999.

Dans deux mois, le 11 octobre, Charles Don Flores comparaîtra devant la cour d’appel du Texas pour réclamer un nouveau procès. En 1999, ce Texan d’origine mexicaine et issu d’un milieu défavorisé a été condamné à mort pour complicité dans le meurtre d’une sexagénaire blanche. L’accusé soutient qu’il était avec sa famille le jour du meurtre et a toujours clamé son innocence. Les faits qui lui sont reprochés ne reposeraient que sur un témoignage saugrenu (réalisé sous hypnose) et aucune preuve scientifique…

Pas de preuve requise pour condamner à la peine capitale

Au Texas, la « loi des parties » établit qu’une personne impliquée indirectement dans un crime doit être condamnée au même titre que le meurtrier lui-même. Selon les soutiens de Charles Don Flores, l’auteur des coups de feu, un homme blanc dénommé Ricky Lynn Childs, l’a dénoncé dans le but de voir sa peine allégée. En 2016, après dix-sept ans de prison, celui-ci a obtenu la liberté conditionnelle. « Faute avouée à moitié pardonnée », ironise Anne Denis, chargée de la lutte contre la peine de mort à Amnesty International France. « Quant au complice, si celui-ci ne plaide pas coupable, la peine capitale continue à s’appliquer », précise-t-elle. Aux États-Unis, un seul témoignage suffit à envoyer un individu dans le couloir de la mort. La police n’est pas tenue de trouver de preuves, comme des traces d’ADN ou encore l’arme du crime. [Lire la suite dans « L’Humanité]

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